Gouvernance Locale

Nabeul, rivages et découvertes

  • by Super User
  • Explore
  • Mar 18, 2021

En été, par une température moyenne avoisinant les 30°, on est tenté en approchant de Nabeul par l’accès sud-ouest et à la vue de l’azur de la Grande Bleue étincelant sous les rayons d’un soleil généreux, par une trempette rafraîchissante. On est, également, tiraillé par l’embarras du choix, tant les opportunités qui s’offrent sont persuasives. C’est comme un chant de sirènes auquel il est difficile de résister.

Où se rafraîchir, que découvrir et que faire le long d’une côte du golfe de Hammamet qui s’étend de Merazka à Dar Chaabane ?

Narcisses et mimosas

Le littoral communal de Nabeul commence par deux unités hôtelières qui ont donné leurs anciens noms aux sites balnéaires où elles sont implantées. Ainsi, les visiteurs sont accueillis dans des plages aux noms de fleurs. On y accède par des ruelles verdoyantes et rafraîchies par les jardins qui les bordent.

Les Deux Oueds

Une appellation de prime abord, énigmatique pour un site magnifique qui se compose d’une cité coquette aux allures de village-jardin et d’un terrain très vaste qui sert de parking pour les baigneurs, le tout donnant sur une plage très belle, assez huppée et protégée par le marabout d’à-côté. Le site qui doit son nom au fait qu’il soit flanqué de deux rivières qui se jettent dans la mer dispose d’un petit centre commercial où il est possible de casser la croûte dans les quelques débits de restauration qui s’y trouvent.

Les deux marabouts

D’un marabout à l’autre. Deux mausolées maraboutiques qui semblent érigés en contact du ressac comme pour veiller sur ce tronçon de près d’un kilomètre qui constitue un parcours pédestre affectionné par les adeptes des trottes les pieds dans l’eau. Une promenade de santé qui permet de humer l’air iodé de la mer et, chemin faisant, de faire trempette quand les besoin plaisir se font sentir. Le premier marabout est la coupole de Sidi Mahrsi attenante aux « Deux Oueds » et ayant en sous-bassement, encore visitable, une abside-fontaine d’époque romaine. Au lever du soleil, comme à son coucher, on a l’impression d’être dans un petit bout du Paradis. Il est mis à la disposition de l’Association pour la Sauvegarde de la Ville de Nabeul qui y a implanté une bibliothèque de plage offrant aux baigneurs la possibilité de ne pas bronzer idiot. Sidi Slimane, lui aussi, est géré par la même association qui a créé dans son environnement immédiat un parc de divertissements familial et un espace de promotion de l’artisanat local. « D’un marabout à l’autre » est un segment côtier agréable où les belles plages et espaces de parking ne manquent pas. C’est, entre autres, la plage des Jasmins tenant elle aussi, son nom, d’un hôtel proche et qui est prise d’assaut par les baigneurs tout au long de la saison. Elle s’étend en contrebas des vestiges de l’antique Neapolis jusqu’à l’embouchure de l’Oued Souhil.  

Plage du Coco Beach, haut-lieu du farniente

En contournant le petit « promontoire » de Sidi Slimane, on débouche à Coco Beach. C’est la plage d’un palace qui y a installé un appontement mobile et draine chaque weekend estival le gratin de la capitale et de ses banlieues.

Encore quelques hôtels et villas, et c’est l’ancienne plage de Nabeul. Ancienne certes, mais toujours néo.

La Corniche et l’Escala

Un chapelet de maisons de différentes époques, aujourd’hui vétustes, mais régulièrement chaulées en blanc, fait face à la mer et s’arrête à « Tirchet Lihoud », le Rocher des Juifs qui était durant des décennies, le site de baignade préféré de la communauté juive nabeulienne. C’est là où commence ce qu’on appelle, aujourd’hui, la Corniche de Nabeul, une esplanade d’un peu plus d’une centaine de mètres qui nous mène jusqu’à la fameuse « Escala », une jetée construite avec le commencement du protectorat français en Tunisie et ayant, souvent, été l’objet de travaux d’extension et de réaménagement. De jour comme de nuit, l’animation y est dense durant tout l’été. Les restaurants, gargotes, cafés et bars y foisonnent. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses : Grillades, poissons et fruits de mer, bricks, « lablabi » fumant, « bomboloni », fricassés, sandwichs, popcorn, barbe à papa, épis de maïs grillés au charbon de bois… Encore un peu plus loin, se trouve l’Auberge des Jeunesses avec ses voûtes bien de chez nous et son élégant petit minaret. Elle jouxte depuis quelques années, un magnifique parc sportif privé.

Toutes ces plages du littoral communal de Nabeul sont propres à la baignade. Leur diversité, offre aux baigneurs la possibilité de se dépayser, d’un jour à l’autre, tout en restant rattaché à la ville, à son centre comme à un de ses nombreux quartiers. Les accès sont multiples, les moyens de transport public garantis et les places de parking disponibles. Les facilités de « food and beverage », les aires de jeu pour enfants et manèges font qu’ils s’adaptent tant aux individus qu’aux groupes de tous âges et surtout aux familles qui peuvent y passer la journée.

Bonne promenade et bonne baignade.

 

 

 

 

  

    

 

 

 

 

 

 

Top